Pendant 18 ans

j’ai construis tout mes murs. Petit caillou par petit caillou. J’étais tellement fière de moi, j’avais réussi à bâtir une muraille super solide. Personne ne pouvait ni la franchir, ni la détruire. Je ne souffrais plus. Je ne vivais pas. J’étais passive comme ça, à regarder passer la vie et le temps. Ou le temps de ma vie. Puis tu es entré. Et petit caillou par petit caillou, tu as commencé à faire une porte dans ma muraille. Chaque pierre a été douloureuse. Mais j’ai retrouvé le goût pour tout. Même si j’avance avec la peur d’en souffrir un jour. Je suis heureuse que tu ais tout cassé.

08.21.11 @ 01:56 | Permalink