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me gèle. Il rentre sous ma peau, pour la laisser morte. Mes mains se coupent en petits morceaux. Mes fines jambes tremblent si fort, si fort, que j’en tombe presque. Mes yeux continuent de briller quand ils arrivent à s’ouvrir. Et moi, je mets un pied devant l’autre, je marche, j’avance. Dans toutes mes batailles, même celle du froid. Le petit coeur lui s’accélère parfois un peu trop. Me réchauffe. Me maintient dans mes batailles.
dans notre joli petit salon. Rire aux éclats. Puis, il y a eu cette musique, les douces mélodies de mon réveil. Il a bondi, changé d’expression et puis j’ai eu la tête qui tourne. Il a dit que c’était l’heure de me réveiller, que je ne pouvais pas être en retard. Allez allez demoiselle, sors de ton rêve, tu n’entends pas la musique ? J’ai commencé à penser à mille à l’heure. Souffle coupé. Non. Non. Non. J’ai souris, je lui ai donné un bon coup de poing dans l’épaule. Cette vie est réelle !
du monde, on grandit. Ici, c’est un peu ma cachette, ma cabane. Je me suis enfuis pour un été qui se finit pas. J’ai rangé ma vie, chaque détail bien aligné avec un autre.Enfantine et fragile, j’ai construit mon fort, j’ai cousu ce garçon à ma peau.
de pluie agonisante sur l’asphalte brûlant, celui dont on ne sait pas si on l’a aimé un jour ou non. Et elle nous prend au nez cette eau de chaleur avant d’effleurer le sol et de s’évanouir dans un jet de fumée silencieuse. Peut être que la pluie pleure de si peu d’incidence sur les températures du ciel, des corps et des coeurs.
la chaleur sur mon visage. La peau tannée par le soleil, je continue de longer l’océan jusqu’à m’évanouir. M’évanouir de bonheur. L’été est là depuis 6 mois. Je me creuse un nid dans ses bras pour me préparer À l’hiver.